Nouveaux formats publicitaires en réponse au phénomène antipub

Depuis ses débuts, la publicité sur Internet fait l’objet de multiples débats. D’une part, c’est grâce à elle que le contenu de la plupart des sites web est gratuit. D’autre part, certaines publicités en ligne sont intrusives et dérangeantes, allant même jusqu’à gêner l’expérience utilisateur.

Cependant, qui dit nouveau médium, dit nouvelles réalités. Les annonceurs ont été pris de court lorsque des hordes de programmeurs exaspérés ont conçu des logiciels éliminant tout contenu publicitaire des sites visités par les internautes. Agissant comme des filtres, ces programmes ont répondu aux prières de nombreux utilisateurs aux prises avec ces publicités abusives. Selon comScore et Sourcepoint, l’adoption des logiciels de blocage publicitaire aurait augmenté au pays de 16 % à 20 % dans la dernière année.

Le problème pour les annonceurs, c’est que même les publicités non abusives sont filtrées par ces logiciels. Ainsi, ils ont réalisé qu’une part des impressions de leurs annonces n’étaient jamais vues par quiconque, malgré qu’ils les aient payées. Résultat? Gaspillage et pertes de revenus.

En 2011, dans le but de remédier à la situation, certaines organisations publicitaires, notamment l’Interactive Advertising Bureau et l’Association of Advertising Agencies, ont entrepris des démarches pour standardiser la manière dont la publicité web est présentée. C’est grâce à leurs efforts qu’on peut maintenant trouver des mentions telles que « Commandité » ou « Sponsorisé » aux côtés des publicités un peu partout sur le web.

Le pari est le suivant : si les internautes savent qu’il s’agit d’une publicité, l’annonceur devra redoubler d’efforts pour retenir leur attention, notamment en assurant que le contenu qu’il propose soit de bonne qualité. Cette stratégie encouragera-t-elle les utilisateurs à se débarrasser de leurs logiciels antipubs? Puisque nous n’en sommes qu’aux balbutiements de cette approche, cela reste à voir.

Par ailleurs, en réponse à ce blocage publicitaire, de nouvelles approches comme la publicité native se développent de manière fulgurante. On parle ici de la publication d’articles publicitaires commandités que beaucoup d’internautes ne distinguent pas des articles non commandités. Une différenciation standardisée pourrait-elle être appropriée dans ce cas aussi? Quoi qu’il en soit, nous pouvons au moins nous réjouir que les annonceurs se soucient plus que jamais de la qualité du contenu qu’ils proposent. À ce sujet, StackAdapt estime que d’ici les trois prochaines années, on peut s’attendre à ce que l’achat de publicité native au Canada augmente jusqu’à atteindre environ 20 % des sommes dépensées en publicité en ligne.

 

Sources :

comScore and Sourcepoint; the State of Ad Blocking

comScore and Sourcepoint: the State of Ad Blocking

StackAdapt; Native Advertising in Canada to hit $200M in 2015

http://blog.stackadapt.com/native-advertising-in-canada-hit-200m-2015

Contently; Study: Article or Ad? When It Comes to Native, No One Knows

https://contently.com/strategist/2015/09/08/article-or-ad-when-it-comes-to-native-no-one-knows/

Articles Recommandés
SnapchatMédias sociaux