Grèce matinée

IMG_5339Il était une fois... 6 h du matin.  Le traversier jette l’ancre au port de Chania, Crète.  Parti la veille d’Athènes à 21 h, j’ai eu tout le loisir de récupérer dans la cabine pour me lever frais et dispo. Dehors, derrière les rideaux du hublot, il fait encore nuit, seules quelques ampoules à la cime de lampadaires montrent des signes de civilisation.  Le moteur du bateau gronde encore même s’il est immobile.

Douche pour chasser les embruns du sommeil, je m’habille en vitesse, chaque minute d’une nouvelle aventure compte.

Sur le quai, plusieurs taxis attendent patiemment le touriste du jour. Je m’engouffre au premier disponible et tends au chauffeur, qui me baragouine un anglais approximatif, un bout de papier où est inscrite en lettres majuscules l’adresse de mon hôtel.  D’un signe de tête et un haussement d’épaule, il me fait comprendre qu’elle ne lui dit rien.  Je roule donc dans le noir vers l’inconnu.

Heureusement, au bout d’un moment, qui me semble plus long qu’il doit être, Captain Vasilis Hotel lui sonne une cloche. Une quinzaine de minutes plus tard, il me dépose à l’entrée d’une rue piétonne d’où je dois trouver mon chemin jusqu’à mon logis.  Le fond de l’air est léger tout comme mon cœur.  Le cliquetis des roues de ma valise sur les pavés brise le silence de cet espace désert. En croisant une horde de félins, je sillonne à tâtons le labyrinthe de ruelles que forme cette ancienne cité vénitienne pour arriver à destination au hasard d’un coin de rue.  Le lieu est beau et silencieux, l’hôtel dort; moi j’attends l’aube sur une toute petite chaise en savourant de ce moment de grâce.  Ce n’est que le début.

Éric Léouzon | Président de Maestro communications

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